Enclencher la marche arrière pour le choix du bien-être
- Les encouragements de Claudia

- 21 juin 2021
- 4 min de lecture

Non je ne suis pas en train de parler de voiture, quoique même en utilisant l’exemple de la voiture, j’ai envie de dire que, parfois atteindre sa destination demande de faire marche arrière et de trouver une autre voie. Bon je laisse quand même cette pensée là, elle peut servir, même si ce n’est pas l’objet de l’article.
Il ne s’agit donc pas ici de parler de destination mais de : « pourquoi je reste bloqué dans cet embouteillage qui m’épuise mentalement, moralement et physiquement alors qu’une autre voie de sortie est possible ? » Oui finalement je vais rester sur l’exemple de la voiture :-).
Il s’agit donc ici de parler du choix de changer de voie, pas parce qu’il faille absolument atteindre notre objectif et chercher un autre chemin, mais parce que notre bien-être mental, moral et physique est engagé, parce que cette voie ne correspond plus à l’être mature que nous sommes devenus, parce que dans cette voie nous avons embarqués d’autres qui souffrent avec nous.
Combien d’entre nous s’entêtent à rester sur une voie qu’ils ont prise, parce que ça fait beaucoup trop d’années qu’ils y sont, parce qu’ils y ont trop investis, parce qu’ils ont trop donné d’eux-mêmes, parce que le regard des autres et du qu’en dira-t-on, alors que cette voie ne semble apporter que souffrance, peine, épuisement, mal-être, désillusion, division, désespoir ?
Sans transition, avant d’écrire cet article, j’ai mangé une glace l’après-midi. J’aime le cornet plus que la glace en général. Je n’avais même pas attaqué le cornet et terminé la glace que j’ai commencé à avoir mal au ventre. Un choix à faire s’est imposé à moi, soit jeter la glace (cornet compris) et rester à un stade de douleur tempérée encore maîtrisable jusqu’au retour à la maison, soit continuer à la manger et risquer une douleur plus forte non maîtrisable sous prétexte que j’ai payé la glace et que, par conséquent, je dois la finir. Après avoir dépassé deux poubelles et tenu fermement ma glace pour pas que ma sœur me l’arrache des mains et la jette, je me suis arrêtée, j'ai fait marche arrière jusqu'à la poubelle que je venais de dépasser et je l’ai jetée cette glace. Par la suite, ce qui s’avérait jusqu’ici être une douleur maîtrisable, s’est amplifiée plus tard !
S’entêter dans une voie qui ne nous fait pas du bien peut nous réserver plus de douleurs et de séquelles auxquelles on ne s’y attendait pas. Plus tu avances, plus tu risques la forte douleur ou de tout perdre. Ça ne se voit peut-être pas encore parce que tu crois qu’au stade où tu es c’est encore maîtrisable (et que ça peut changer), mais crois-moi cette forte douleur ne prévient pas. À tout moment tu peux basculer dans une douleur irréversible ou qui va demander un long processus de guérison, alors que tu aurais pu stopper tout ça dès que ça n’allait plus.
Est-ce une question d’argent ? d’années dans ce boulot, dans ce couple qui te détruit ? Est-ce une question de parole ? Est-ce par rapport aux autres, de ce qu’ils diront ? Est-ce une question d’égo, de colère, de haine ? Est-ce de la peur ? Est-ce un problème de confiance ? Ok ! Mais qu’en est-il de ton bien-être mental, moral et physique ? Du bien-être de ceux que tu as embarqués avec toi dans cette affaire ? Ta vie, ton bonheur, leur bonheur n’en valent-ils pas la peine ?
Il ne s’agit pas d’un objectif, d’une destination à atteindre, mais on parle de la VIE ! le don précieux de Dieu, qui te permet de te réinventer, de recréer les choses, de choisir ce qui est meilleur pour toi et pour ceux que tu aimes. C’est dur d’enclencher une marche arrière après tout ce qu’on a donné ou dit, mais cette marche arrière peut s’avérer vital. Ça demande de se débarrasser de l’égo, de la colère, de la peur, du regard d’autrui. De toute façon, rien qu’à regarder cette liste, il n’y a rien qui y soit positif ! Si ce qui te fait avancer sur cette voie n’a rien de positif, à quoi bon continuer d’avancer ? enclenche la marche arrière ! L’autre chemin sera peut-être plus long, tu repartiras peut-être de zéro (ou pas, Dieu peut te surprendre !) mais au moins tu auras la paix d’esprit et tu seras assez en bon état émotionnel, mental et physique pour mieux rebondir.
Cela n’a rien à voir avec le manque de persévérance ou de résilience, mais avec un peu de sincérité, on arrive souvent à reconnaître que nous sommes dans le mauvais et que l’on souffre sérieusement. Et Dieu n’est pas l’auteur de cette souffrance perpétuelle, il a toujours une oasis pour nous, mais toi veux-tu de cette oasis ? parce tu peux penser que c’est Dieu qui t’a destiné à cette voie alors que c’est toi qui t’y maintiens. Il attend qu’une chose, que tu fasses marche arrière pour mieux te porter et te diriger.
La marche arrière ce n’est pas retourner dans le passé, c’est s’arrêter et revenir à ce qui est bon et censé. C’est choisir la vie, le bonheur et notre bien-être. C’est faire confiance à la voie et à la voix de Dieu car jamais il ne nous mènera et nous maintiendra dans des eaux troubles. C’est dire Stop !
Je ne sais pas quel type de marche arrière tu dois considérer aujourd’hui pour sauver ta vie, celle des autres ou l’améliorer, mais je t’invite à demander le discernement à Dieu et à ne pas ignorer ses signes, mais aussi les signaux d’alarme que tu ressens ou vois (comme ma sœur qui a voulu jeter cette glace car elle voyait ce que je ne voulais pas voir). N’ignore pas non plus qui tu es et ce que tu veux. Enfin, n’ignore pas ton cœur car c’est là que Dieu te parle.
Courage !




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