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Imparfait(e) mais [...] en progrès

  • Photo du rédacteur: Les encouragements de Claudia
    Les encouragements de Claudia
  • 24 juin 2020
  • 5 min de lecture

Alors le titre de mon article est bien plus long que ça et s’intitule normalement : « Imparfait(e) mais aimé(e), guidé(e) et en progrès ». Les points de suspension c’était pour le suspens (pour faire genre…).

Trêve de plaisanterie, du coup pourquoi cet article ?

Nous vivons dans un monde où nos moindres faits et gestes sont tellement soumis à jugement que parfois nous développons une telle paranoïa que, même lorsque les regards ne sont pas braqués sur nous, nous restons paralysés par ce besoin absolu d’être parfait(e) sans laisser de répit à notre tête, à notre cœur, à notre âme.

J’aime cette phrase de Joyce Meyer qui, parlant de son caractère lors d’un de ses séminaires, a dit : « je ne suis peut-être pas encore là où je souhaite être, mais Dieu merci, je ne suis plus là où j’ai été ».

Une phrase qui, retranscrite et adaptée à tout un chacun, donne ceci : « je ne suis peut-être pas parfait(e) comme je souhaiterai l’être mais j’ai progressé ».

Je souhaiterai donc premièrement m’attarder sur le fait d’être :

· Imparfait(e) mais en progrès

Parfois l’on pense que le pire dans la vie est de ne pas avoir atteint un objectif à un moment précis ou de ne pas avoir réussi du premier coup ou de ne pas avoir réussi tout simplement. Ce n’est pas ça le pire…le pire c’est de ne pas avoir tiré les leçons de notre parcours vers l’objectif visé qu’il ait été atteint ou non. En effet ce sont ces leçons qui nous propulsent vers l’avant lors de la énième tentative et qui nous permettent même d’aller plus loin que l’objectif visé de départ.

Pour la petite histoire, j’ai passé 3 fois l’examen du code de la route et c’était la 1ère fois que je connaissais l’échec à un examen. J’ai raté la 1ère fois à 1 point du minimum demandé, la 2e fois, dans la colère de mon 1er échec et certaine que moi « Claudia », je ne pouvais pas rater une 2nd fois, j’ai repassé l’examen dans la foulée et rebelote. Pour la 3e fois, j’ai pris le temps de me remettre en question et de tirer les leçons de mes échecs passés avant de repasser mon examen. Moi qui visais au départ le minimum demandé, je l’ai eu cette fois-ci avec 3 points au-dessus du minimum et à 2 points de la note parfaite.

L’encouragement que je souhaiterai apporter ici est d’apprendre à déculpabiliser du fait qu’on ne fasse pas les choses parfaitement du premier coup ou qu’on ne les fasse pas comme les autres. Ce qui est vraiment important c’est, non pas de nier que nous ne sommes pas parfaits en nous-mêmes ou dans notre accomplissement, mais de prendre un temps de recul et d’évaluer ce qui a été bon, ce qui n’a pas été bon et où j’en suis.


« L’échec n’est pas l’absence de réussite, l’échec c’est de ne pas continuer à aller de l’avant ».

Parfois les échecs peuvent également être un indicateur que vous êtes dans une voie qui ne vous correspond pas et qu’il va falloir songer à s’orienter vers une autre voie. Mais il est important de garder en tête que même si votre expérience n’a pas été parfaite, les leçons tirées s’ajoutent à votre livre de sagesse afin de vous permettre d’obtenir mieux mais aussi de détecter rapidement la moindre faille pour éviter les mailles du filet de ce qui vous a auparavant fait souffrir ou échouer.

Vous n’êtes peut-être pas dans la perfection au point où vous êtes mais vous êtes en progrès et meilleur(e)pour les expériences futures.

· Imparfait(e) mais aimé(e)

Nous sommes tellement soumis à la pression extérieure que très souvent, on cherche à être parfait pour se faire aimer des autres, pour ne pas être rejeté, pour intégrer un groupe, pour ne pas être jugé.

Il y a une chose qui est certaine, la pression extérieure existera toujours, il y en a également une autre qui est plus que certaine, peu importe le vice profond dans lequel tu te trouves, le mal-être, tes défauts, tes échecs, ton passé, Dieu t’aime tel que tu es et te prend tel que tu es et fera de toi une merveille+++ si tu décides de te remettre entre ses mains.

Personne ne saura t’aimé comme il t’aime, même pas moi. Car oui je sais que j’ai des défauts, qu’il arrivera peut-être par égarement que je te juge et donc que j’aurai besoin de cet Être merveilleux pour me ramener avec douceur et amour sur le droit chemin.

Tu es peut-être constamment jugé(e) par les autres, par ta famille, par tes collègues et même par les religieux mais Dieu, lui, t’aime malgré tes imperfections. Il te connait, il sait que tu n’es peut-être pas encore arrivé où tu souhaiterais être ou peut-être que tu ne veux même plus progresser parce que tu as été tellement jugé(e) qu’une rébellion contre le monde s’est formée dans ton cœur et cela se comprend. Mais Dieu, il t’aime malgré tout cela, ce n’est pas une histoire entre toi et les autres, c’est une histoire entre toi et Dieu qui, lui seul, est capable de te guérir, de te restaurer et de te parfaire.

Parfois l’on pense que c’est par notre propre force qu’on va y arriver et on s’en veut lorsqu’on n’y arrive pas mais c’est par la force de Dieu et non la nôtre. Même s’il est dit « Soyez donc parfaits comme votre père céleste est parfait » Matthieu 5:48, Dieu sait que notre parcours ne sera pas toujours droit et cela ne change rien en son amour pour nous car il sait que nous avons besoin de lui.

D’où l’importance de déculpabiliser une fois de plus malgré le regard des autres et de savoir que nous sommes aimés par Dieu malgré nos imperfections et que nous avons tout simplement besoin de lui.

· Imparfait(e) mais guidé(e)

Dernièrement, je me suis mise à culpabiliser parce que je pensais mal faire les choses, que je n’y arrivais pas, qu’il n’y avait rien de concret que je voyais dans ma vie jusqu’à ce que je prenne le temps de penser à mes accomplissements mais aussi au progrès que j’ai pu faire au niveau de mes pensées, ma façon de voir les choses, de mon caractère, au renouveau de mon esprit.

Parfois quand on parle de réussite, de succès, on pense matériel. Mais l’immatériel est tout aussi important que le matériel si ce n’est plus et a également une très grande part à jouer dans notre percée. En effet si vous voulez avancer avec la même mentalité, vous referrez les mêmes erreurs qu’avant.


Au moment où je culpabilisais, je n’étais peut-être pas parfaite dans mes réalisations mais je me suis rendu compte que Dieu avait tout ce temps sa main sur moi et guidait mes pas.

Quelques fois on ne le voit pas tout de suite dans le concret mais Dieu parfois veut que nous passions par certaines étapes avant d’arriver à notre objectif ou la vision qu’il a mis dans notre cœur. Ces étapes peuvent sembler ne rien à voir avec ce que l’on espère à l’instant « t » mais elles font partie du processus et cela peut être matériel comme immatériel.

Alors même si tout ne semble pas parfait, cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas guidé par cette main qui a le contrôle sur l’espace et sur le temps, cette main qui sait ce qui est parfait pour vous et comment vous parfaire pour l’objectif visé.

Soyez donc fortifiés et je vous invite à déclarer ceci quand vous aurez l’impression d’être en échec ou de stagner :

« Je ne suis pas parfait(e) mais je suis aimé(e), guidé(e) et en progrès ».

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