top of page

Relations et déception, quelle est ma responsabilité?

  • Photo du rédacteur: Les encouragements de Claudia
    Les encouragements de Claudia
  • 17 août 2019
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 févr. 2020


Etre déçu (e) par quelqu’un qui nous est proche est quelque chose de commun. Cela nous est déjà arrivé à tous à un moment ou à un autre. Un frère, une amie, notre enfant, un collègue, notre époux(se). Et là vous avez juste l’impression que tout votre monde s’écroule, aussi mineure l’action qui a conduit à la déception soit-elle :


« Comment a-t-il pu ? », « Je n’aurai jamais imaginé ça d’elle », « Je pensais qu’on se connaissait assez ? ». En toute honnêteté, ma méthode a toujours été de me réfugier dans le silence jusqu’à me convaincre que tout ira bien et j’y arrivais. Sauf que les flasbacks de l’action et le cœur qui brûle telle une remontée gastrique quand j’y repensais, me rappelaient que l’amertume était toujours là.


Je me rappelle de cette fois où j’avais été en colère. Il y avait quelque part dans un coin de ma tête cette voix, celle que notre orgueil réfute totalement, qui me soufflait : « le problème n’est pas la personne, mais bien toi !»…Quoi ? Qui ? Moi, gentille comme je suis ? avec tous les efforts que je fais ? Voilà une bonne preuve d’orgueil. Effectivement le problème n’était pas la personne mais le fait que je n’arrivais pas à suffisamment me mettre au-dessus de l’action, à avoir de la compassion pour cette personne, à comprendre qu’elle pouvait traverser des moments difficiles. Au lieu de cela, je pensais à ma petite personne, à réclamer de l’amour que d'en donner.


Cela ne vaut pas pour tous les cas mais je veux expliquer par-là que ce qui nous pousse parfois à être déçu, c’est souvent notre orgueil à vouloir que l’attention soit tournée vers nous, à vouloir qu’on ait pitié de nous et oublier que l’autre a également besoin de cette attention, de ce trop-plein d’amour qu’on réclame. Nous demandons de la tolérance, de la patience, de la compréhension que parfois nous ne sommes pas nous-mêmes capables d’accorder aux autres.


Il y a également les attentes trop élevées que nous avons par rapport à nos proches (surtout nos proches). Nous nous attendons à ce qu’ils fassent notre bonheur, qu’ils remplissent un vide, guérissent nos blessures du passé. Nous leur mettons toute une charge et lorsqu’ils ne remplissent pas cette fonction, cela nous rend malade. Sauf que premièrement notre bonheur ne doit pas dépendre des autres et deuxièmement nous sommes responsables d’identifier ce vide, de se poser la question « pourquoi ce vide ? », d’identifier ces blessures, reconnaître qu’on a ces blessures et savoir que ce n’est pas à l’autre de les guérir ni de les subir.


Savoir que ce n’est pas l’être humain qui vous comblera à 100%, tout simplement parce qu’on a tous des failles. Même le plus parfait des Hommes a flanché au moins une fois, ne serait-ce que par la pensée. Seul Dieu est parfait et pour l'avoir expérimenté, c'est lui qui comble et guérit les blessures.


Aussi que de ruminer le mal qu’on a pu nous faire, il faudrait en discuter sur le champ que de faire semblant que tout va bien, cela permet de contrecarrer les racines de l’amertume mais également de clarifier les choses car on peut tout simplement être dans une fausse interprétation. Plus facile à dire qu’à faire, je sais, c’est aussi un challenge pour ma part, mais faire l’effort en vaut le détour.


Il est également important de comprendre que, que ce soit notre ami, notre sœur, les gens sont façonnés par leur histoire, leur environnement, et qu’une personne connue il ya 10 ans, peut avoir changé et c’est tout à fait normal car nous ne sommes que des Hommes, nous changeons, notre façon de penser change. Il faut l’accepter, accepter qu’ils ont le droit d’être comme ils sont, et décider de continuer le chemin seul ou accompagné d’eux.


Parce que oui, c’est nous qui choisissons les personnes qui nous accompagnent dans notre vie et quelque fois nous sommes très bien au courant de comment ils sont mais nous arrivons quand même à nous plaindre de leur comportement. Ce n’est pas de leur faute, c’est nous qui les avons choisi. Aussi, il ne faudrait surtout pas faire cette erreur de se dire qu’on s’attache à une personne pour la changer. On s’attache par amour, pour l’amour, que la personne change ou pas, et non avec l’objectif de sauver la personne. Qui sommes-nous pour faire cela ? Elle ne changera que si elle aura décidé de changer. Et décider de changer quelqu'un peut aussi parfois révéler un certain orgeuil car si on décide de le changer, c’est parce qu'on croit qu'on a le pouvoir de le faire et un certain égoïsme car on le fait pour notre propre intérêt, pour qu’on se sente mieux car on se sent mal avec son comportement.


On vit tous des batailles, même si je suis convaincue que chacun a reçu une Grâce de Dieu, tout le monde n’a pas la Grâce, la force, la facilité pour les mêmes batailles. Le but n’est donc pas de s’en vanter, ou d’en faire un débat interminable, « Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie » Romains 14 :16, mais de s’entraider à avoir la Force que j’ai ou que l’autre n’a pas pour gagner la bataille.


Et surtout aimez car Dieu lui-même vous aime malgré vos défauts, malgré votre colère et parfois même votre haine vis-à-vis de lui.


Nous ne sommes pas parfaits alors n’exigeons pas la perfection des autres.

1 commentaire


audrey_sonia
20 août 2019

Merci pour cet article plein de sagesse qui me parle profondément ce matin. Que le St ESPRIT continue de t'inspirer ces messages révélateurs à partager avc nous. Stay blessed my dear.

J'aime
  • Noir Twitter Icon
  • Noir Icône Instagram
  • pngegg

©2025 by les encouragements de Claudia

bottom of page